mercredi 28 mars 2018

APPEL: MAGAL KAZU RAJAB 2018

dimanche 22 octobre 2017

                               

SITES HISTORIQUES DU MOURIDISME: DAROU SALAM

 


DAROU SALAM crée en 1884 par le Cheikh Bamba est situé au nord est de MBACKE BAOL à moins de dix kilomètres.

DAROU SALAM a servi de base de départ et de repli du Cheikh dans sa recherche effrénée de Touba.

DAROU SALAM est surtout connu du fait de l'historique réception que le Cheikh Anta Mbacké y a offert le Cheikhoul Khadim à son retour d'exil ; il y repose avec ses enfants.

IL y aussi que c'est à DAROU SALAM que naquirent Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, le premier khalife de Serigne TOUBA et son deuxième khalife Serigne Mouhamadou Falilou Mbacké.             
                                             

mardi 10 octobre 2017

MAGAL DAAROU KHOUDOSS EDITION 2017

La communauté mouride se souvient, ce mardi 10 octobre 2017, du rappel à Dieu de Fondateur du mouridisme Cheikh Ahmamdou Bamba Khadim Rassoul (19 juin 1927 à Diourbel). Cet évènement est appelé couramment « Magalou Darou Khoudoss » ou 3Magalou Serigne Cheikh » (Serigne Mbacké Gaindé Fatma).

Il a, principalement, comme maître d’œuvre l’illustre famille de Cheikh Mouhamadou Moustapha Mbacké, premier Khalife Général des mourides (1927-1945). Disons que ce Magal a été institué, pour la première fois, par Serigne Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké Gaindé Fatma dit (Serigne Cheikh Mbacké Gaindé Fatma), fils aîné Cheikh Mouhamadou Moustapha Mbacké ibn Khadim Rassol. Cette manifestation commémorant ainsi le retour à Dieu du fondateur du mouridisme et le transfert de sa dépouille mortelle de Diourbel à Touba la Sainte, draine annuellement beaucoup de monde. Il est tenu sous l’égide du khalife de Darou Khoudoss, Serigne Ahmadou Mactar Mbacké. Cette année un grand hommage sera rendu à Serigne Abdou Fatah Mbacké Gaindé, défunt Khalife de Taif, à Serigne Aliou Mbacké Gaindé Fatma et à Serigne Issakha Macké Gaindé Fatma, récemment ravis à notre affection.

Wakhtane thi Segn Mouhamadou Moustapha par Moustapha Gueye

dimanche 24 septembre 2017

SERIGNE ABDOU KHADRE L'ETERNEL

     

Segn Abdou Khadre Mbacké: Un homme hors du commun

A l'occasion de la commémoration de l'anniversaire de sa naissance ce dimanche 24 septembre, MagalguiBlog revient sur la vie et l'oeuvre de l'imam des imames.

NAISSANCE DE SERIGNE ABDOU KHADRE

Serigne Abdou Khadre est venu au monde une certaine nuit d’un vendredi 03 Muharram 1333 de l’hégire, 1914 du calendrier grégorien à Darul Âlimul Khabir , NDAME. Dès qu’on lui annonça l’heureux événement, Cheikh Ahmadou BAMBA convoqua sur le champ son frère et homme de confiance, Serigne Thierno Ibra Faty (Mame Thierno) de Darou Mouhty dans le but de lui confier la mission de se rendre à NDAME pour faire le nécessaire requis pour la circonstance . Au moment du départ, après lui avoir donné sa bénédiction, le Maître dit à Mame Thierno : "Au nom et par la baraka de ce nouveau-né que tu vas visiter, sache qu’au cous de ton voyage, à l’aller comme au retour, tous ceux que tu auras à rencontrer ou à voir sont préservés des flammes de l’enfer ! "

SERIGNE ABDOU KHADRE ET LE NOM D'IMAM DES IMAMS

Sa lignée maternelle, les BOUSSOBES, le rattache à une ascendance chérifienne. La tradition familiale est l’érudition coranique poussée à ses limites et la maîtrise parfaite des Sciences religieuses jusque dans leurs arcanes les plus ésotériques. Ce n’est pas par hasard si c’est la famille BOUSSOBE qui fournit en général les officiants aux fonctions d’Imam dans la Ville Sainte de Touba.
C’est le Cheikh Ahmadou Bamba lui même qui l’initia à l’apprentissage du Coran et lui confia à Serigne Ndame Abdourahmane LÔ, sous la férule de qui , Serigne Abdou Khadre a maîtrisé très tôt le Coran. Ce fut ensuite pour se rendre à GUEDE chez son oncle Serigne Mbacké Bousso, c’était en 1926, dans le but d’étudier les Sciences Religieuses, études qu’il complètera auprès de Serigne Modou DEME, un érudit incomparable qu’on désignait d’ailleurs par le surnom révélateur de "Alimu Sùdaan. " ( le savant du pays des noirs)
Le produit qui est issu d’une telle formation est parfait à tout point de vue. Il a développé une telle élévation spirituelle et morale que tout naturellement il est devenu ce pôle auquel se réfèrent tous ses contemporains. Par exemple, il n’était certes pas le plus âgé de la famille du Cheikh, loin s’en faut, mais il avait un charisme tel que tous ses frères reconnaissaient et acceptaient implicitement son autorité morale.
Ils admiraient sa droiture, son désintérêt pour les choses de ce monde, son peu d’attachement aux biens terrestres. D’ailleurs, il est connu que toute sa vie durant, il n’a manqué la prière du vendredi à la Grande Mosquée que pendant son séjour en terre saoudienne pour les besoins du pèlerinage en 1978.
Autre exemple, la reconnaissance de facto de son autorité morale par toute la communauté musulmane du pays (même les non mourides) qui a déploré avec douleur la disparition de l’IMAN DES IMAMS quand il nous a quittés ce jour fatidique du dimanche 13 mai 1990.

SERIGNE ABDOU KHADRE ET LE CORAN

Serigne Abdou Khadre a passé les premières années de sa vie remplie de bienfaits à Ndame. A l’âge de 7 ans, Serigne Touba Khadimou Rassoul qui devait lui apprendre ses premières leçons d’alphabétisation,  envoya Serigne Matar Sourang le chercher pour l’emmener à Diourbel. Un voyage  empreint d’instructions à respecter  durant tout  le trajet Ndame-Diourbel. Serigne Touba Khadimou Rassoul dit à Serigne Matar Sourang de ne pas se déplacer avec Serigne Abdou Khadre sous le soleil et d’éviter de l’exposer aux regards des gens. Des instructions scrupuleusement respectées par ce dernier.  
Serigne Abdou Khadre séjourna ainsi auprès de son vénéré père durant quelques jours avant de retourner à Ndame auprès de Serigne Dame Abdourahmane Lo pour apprendre le Coran. Plus tard, il est confié à Serigne Mbacké Bousso pour une maitrise sans équivoque du Livre Saint. Ce dernier demanda à Serigne Birahim Ndiaye de s’occuper de son enseignement suivant une approche pédagogique calquée sur la dimension religieuse du fils de Khadimou Rassoul.  
  
Pendant son séjour à Guédé, les témoignages reçus ont révélé qu’étant très jeune, Serigne Abdou Khadre montrait déjà les traits d’un homme distingué,  très préoccupé par son Seigneur, par les sciences religieuses, les hadiths et l’histoire de l’Islam.  
Un comportement qui nous rappelle celui du Prophète Mouhammed (saw) relaté dans le livre «  AMSYA ». Comme le révèle Bousseyrie « Le Saint Prophète a un don inné de l’adoration. Même étant très jeune, il a toujours rendu un culte à son seigneur. »  
En un temps record, Serigne Abdou Khadre maitrisa le Coran et écrivit un « Kamil », comprenez «  Livre Saint ». Il a ensuite fait un bref séjour à Diourbel auprès d’un grand érudit Serigne Mamadou Dème avant de revenir auprès de Serigne Mbacké Bousso pour terminer ses études de droit islamique, de philosophie, de grammaire, en somme de toutes les sciences religieuses.  

  LES LEÇON A TIRER DE LA VIE DE CET            HOMME DE FOI


Serigne Abdoul Khadre, sur les traces de son illustre père, nous a enseigné ce que sont en réalité l’Islam et son corollaire, le service exclusif d’Allah. Sa vie n’a été que la défense et l’illustration de ce credo. A l’image de son Père et Maître, toutes ses démarches et toutes ses entreprises ont toujours été parées du label "al istiqâma". Voilà fondamentalement ce que Serigne Abdou Khadre nous a appris et que nous devons retenir : la droiture, cette droiture doublée du sens de la mesure et qui est la marque distinctive des élus de Dieu.
Autant le Cheikh disait à qui veut l’entendre que ses ennemis peuvent tout dire de lui sauf qu’ils l’ont vu ou entendu, un jour, faire ou dire quelque chose que Dieu réprouve, autant Serigne Abdou Khadr mettait un point d’honneur à être ce pôle vers lequel convergent tous les cœurs qui cherchent un modèle de droiture susceptible de les conduire sur la voie dénommée "çirâtal mustaqîma. "
                               EN RESUME
Encore aujourd’hui nous nous souvenons avec émotion de Serigne Abdoul Khadre. Nous revoyons dans nos cœurs ce visage empreint d’une douceur angélique. Par dessus ses lunettes qu’il portait très bas sur le nez, il posait un regard indulgent sur l’assistance venue solliciter ses prières et sa bénédiction. Alors on pouvait sentir, presque physiquement, la caresse de ce regard chaleureux venu d’un grand cœur débordant d’une généreuse et débordante mansuétude pour les créatures de DIEU
Tel un éclair fulgurant, Serigne Abdoul Khadre a traversé le ciel de l’Islam, laissant pantois un peuple abasourdi, encore incrédule d’avoir compté dans ses rangs un "esclave de Dieu" de cette dimension. DIEU qui nous l’avait donné pour notre bonheur nous l’a arraché après seulement onze mois de magistère. Il aura vécu un séjour terrestre de 75 ans. Exactement comme son père !
A Dieu qui nous l’avait donné nous disons : "Innâ li lâhi wa innâ ilayhi râjihùn " De Lui nous venons, à Lui nous retournerons. Que Sa volonté s’accomplisse ! Bénis soient ses arrêts, même si notre pauvre nature humaine, imparfaite par essence, a de la peine à endurer les douleurs qu’ils peuvent engendrer.
MagalGuiBlog

lundi 31 octobre 2016

Officiel: Le Magal de Touba 18 Safar 1438H sera célébré le samedi 19 novembre 2016







Le Magal de Touba 18 Safar 1438H sera célébré le samedi 19 novembre 2016. 
Rappelons que le Magal commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba au Gabon après un procès inéquitable, tenu dans la salle de délibération du Conseil  Privé, sis dans la Gouvernance de Saint-Louis le 05 septembre 1895. A l’issue de ce jugement sans appel, le Conseil Privé décida « à l’unanimité, après avoir entendu les rapports de M. MERLIN et LECLERC, et fait comparaître Ahmadou Bamba, qu’il y avait lieu de l’exiler au Gabon ». A quelle fin ? « Jusqu’à ce que » disait-il « l’agitation causée par ses enseignements soit oubliée au Sénégal ». 

mercredi 30 septembre 2015

Préparatifs Magal de Touba 2015 : des dispositions prises pour la réussite de l’évènement



Les autorités administratives et religieuses du département de Mbacké ont arrêté, mardi au terme d’un comité local de développement (CLD) tenu à Touba, un paquet de mesures pouvant contribuer à la réussite de l’organisation du grand Magal attendu en fin d’année, a constaté l’APS.
La réunion préparatoire de la commémoration du départ en exil au Gabon en 1895 de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké prévue le 30 Novembre ou le 1er Décembre prochain, les autorités ont retenu de mettre à la disposition du comité d’organisation 120 camions citernes et 100 bâches souples dix jours avant l’évènement afin de parer à toute rupture dans l’approvisionnement en eau potable des pélerins.
La société nationale des Eaux (SDE) a pris l’engagement de renforcer son dispositif en équipant le forage de Palène Ouest pour éviter toute coupure d’eau dans la ville de Mbacké.
Pour sa part, la SENELEC va installer deux groupes électrogènes au niveau de la grande mosquée et mettra la ville sainte hors délestage un mois avant et autant après le grand Magal.
La société nationale d’électricité a également décidé d’assurer l’entretien de l’éclairage public, l’élagage des arbres, l’éclairage des voies d’accés aux structures de santé, l’extension du réseau et la mise en place de postes de transformation.
Les forces de l’ordre ont aussi convenu de mettre en place un dispositif sécuritaire dont le nombre d’éléments est laissé à l’appréciation de la hiérarchie.
La Sonatel a promis d’améliorer la qualité du réseau mobile et de renforcer le réseau BTS pour minimiser la saturation.
La société de téléphonie va également installer quinze jours avant l’évènement une ligne ADSL à la résidence Khadimou Rassoul de Darou Marnane et une ligne haut débit à une autre résidence jouxtant la grande mosquée.
Les trois espaces Internet avec toutes les commodités seront reconduits pour la presse.
L’Ageroute a, quant à elle, envisagé la remise en état du revêtement en bicouche par endroits et la matérialisation des dos d’ânes pour une meilleure visibilité.
Le CLD présidé par le sous-préfet de Ndame, Modou Mbacké Fall, en présence de Serigne Ousmane Mbacké, coordonnateur
général du grand Magal de Touba, a estimé utile de mettre en place un équipement en matériels d’urgence sanitaire et d’augmenter le budget alloué aux opérations Set Sétal.
Il est aussi retenu d’élaborer en partenariat avec le Programme national de gestion des déchets (PNGD) un programme de nettoiement et définir les moyens à mettre à la disposition du Khalife général, au moins un mois avant le Magal.

Réunion sur le Magal de Touba 2015 : Cheikh Bassirou Mbacké Abdou Khadre annonce des innovations

Sous la présence du président du comité d'organisation, Cheikh Bassirou Mbacké Abdou Khadre, du coordonnateur général, Serigne Ousmane Mbacké, et de l'ensemble des présidents de commission, la première réunion préparatoire au grand Magal de Touba s'est tenu, ce mercredi, à la Résidence Khadimou Rassoul. 
Une réunion faite en prélude au Crd (comité régional de développement) prévu ce jeudi à la gouvernance de Diourbel.
L'occasion a été saisie par Serigne Bass pour revenir sur les bases qui fondent le Magal et sur l'importance qu'il revêt . « Serigne Touba a toujours voué au 18 safar une importance capitale. Ce jour marque la consécration de ses actes de dévotion envers Dieu et son prophète. Il est de notre devoir, en tant que comité d'organisation, de veiller à ce que cet événement soit un rendez-vous réussi dans tous les aspects. Tous les membres du comité ont été choisis par leur hiérarchie sur “ndigel” du Calife. Depuis que ce comité existe, les Magal ont été des réussites. Cela découle du fait que c'est un ndigel», dit-il. Pour cette année, le porte-parole du Khalife Général des Mourides annonce des innovations. Parmi celles-ci il y'aura une semaine culturelle au Gabon et une série de conférences à Dakar et dans le pays. L'objectif visé est de mettre en exergue la quintessence de la mission de Cheikh Ahmadou Bamba. Cheikh Bass a remercié le Khalife pour le travail exemplaire qu'il abat à la tête de la communauté. « Toutes les maisons qu'il détient, il les a données à Serigne Touba. Et tout ce qu'il reçoit des talibés, il les met dans le compte de Serigne Touba», témoigne-t-il.
Source: Seneweb.com

mercredi 17 décembre 2014

Clôture Magal de Touba 2014 : Le Khalife Général des mourides invite à un retour aux valeurs

C’est un diagnostic sans complaisance des maux de notre société que le Khalife général des Mourides Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, par la voix de son porte-parole Serigne Bass Abdou Khadre, a fait, hier, lors de la cérémonie de clôture de la 120ème édition du Magal. Le guide religieux a invité les autorités étatiques, les parents et tous les acteurs du pays à jouer leur partition pour un retour aux valeurs, gage de salut et de prospérité.
Serigne Sidy Mokhtar Mbacké a sacrifié hier au traditionnel discours de clôture marquant la fin officielle du Magal. A travers son porte-parole, Serigne Bass Abdou Khadre, il n’a pas usé de la langue de bois pour déplorer les tares qui gangrènent la société et empêchent le développement de notre pays. Parmi celles-ci, Serigne Sidy Moukhtar Mbacké a cité la perte des valeurs morales et éthiques, la jalousie, l’envie et la méchanceté, les vices qui, à ses yeux, ont pris des proportions inquiétantes. 
Le chef religieux a aussi regretté la publication de fausses informations avec une intention délibérée de nuire et de porter atteinte à l’honorabilité d’une personne. La haine et la jalousie conduisent, selon lui, à l’égarement de l’homme, à sa perte le jour du Jugement dernier. « C’est la méchanceté qui pousse certains à recourir à la diffamation et à la dénonciation calomnieuse en vue de détruire », a-t-il ajouté. Avant de rendre publiques certaines choses, a-t-il insisté, il faut vérifier et recouper les informations et s’abstenir de toute arrière-pensée à même de faire mal.
Le saint homme a lancé un appel à tous afin que chacun joue sa partition en vue de revenir aux valeurs et aux principes islamiques, condition sine qua non au développement et à la prospérité du pays. Il a invité les parents à davantage se consacrer à l’encadrement et à l’éducation de base des enfants. De même, les autorités étatiques doivent, à son avis, tout mettre en œuvre pour résoudre définitivement la crise qui mine le milieu scolaire et donner à l’éducation et à l’enseignement toute leur place. 
Le guide de la communauté mouride a souligné qu’un pays ne peut se développer que dans le travail, la quête perpétuelle du savoir et l’adoration d’Allah. Il a dénoncé les mondanités, la tricherie et autres activités ludiques devenues monnaie courante par ces temps qui courent. Le Khalife général des Mourides a pointé du doigt la paresse et « le manque d’initiative de ceux qui préfèrent attendre tout des autres et ne rien entreprendre ». Une société, a encore affirmé Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, ne peut se développer dans des mondanités. « Seul le travail, la soumission totale à Dieu et la savoir constituent la voie du développement, du salut et de la rédemption », a-t-il indiqué. Sous un autre angle, il a invité l’Etat à assister davantage les paysans, les fidèles à être solidaires et à se vouer admiration et estime réciproques.
Suivre les recommandations de Cheikh Bamba
Le porte-parole a exhorté les fidèles mourides à suivre les recommandations de Cheikh Ahmadou Bamba, à témoigner, en permanence, leur gratitude au Très-Haut pour les nombreuses faveurs qu’Il leur a accordées. Dans la même veine, le chef de la communauté mouride a demandé aux talibés d’invoquer constamment le pardon de Dieu, de s’écarter du mauvais chemin et d’éviter les tentations maléfiques. Il a insisté sur l’importance, pour les musulmans, de s’unir. Car rappelle-t-il, l’union des cœurs et des esprits est une nécessité pour que le Miséricordieux nous arrose de ses immenses bienfaits et autres actions de grâce. Il  n’a pas manqué de rappeler l’importance, pour tous, de respecter les règles en vigueur dans la ville religieuse de Touba, notamment les interdits puisque ceux-ci ne sont pas conformes aux valeurs de l’Islam.
Revenant sur l’historique du Magal, Serigne Sidy a naturellement rendu un hommage mérité à Cheikh Ahmadou Bamba qui a failli payer de sa vie son engagement dans la voie musulmane et son amitié proclamée au prophète Mohamed (Saw). Il a demandé aux différents talibés d’être endurants et de s’inspirer de la vie du fondateur du Mouridisme afin de trouver le salut dans ce monde terrestre et à l’au-delà.
Le Khalife a remercié les autorités gouvernementales pour leur importante contribution à la réussite du Magal ainsi que les ambassadeurs, les familles religieuses et les responsables politiques qui ont pris part à l’événement. Il a formulé des prières pour le chef de l’Etat, Macky Sall, afin qu’il puisse réaliser ses projets pour le Sénégal.
Appel à contribution pour la construction d’une université islamique
Le Khalife général des Mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, par la voix de son frère cadet, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, a lancé un appel à une mobilisation de fonds pour la construction d’une université islamique à Touba, un vœu de Cheikh Ahmadou Bamba. D’ailleurs, selon Serigne Mountakha Mbacké, ce projet a été déjà entamé par le troisième Khalife de Serigne Touba, Serigne Abdou Ahad Mbacké.
Au nom du Khalife général des Mourides Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké a lancé une consigne (« ndigueul ») aux disciples mourides et à toutes les bonnes volontés pour une mobilisation de fonds en vue de la construction d’une université islamique à Touba. Selon le guide religieux, ce vœu si cher au fondateur du Mouridisme a été déjà entamé par le troisième Khalife général des Mourides, Serigne Abdou Ahad Mbacké.
Selon lui, le fondateur du Mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba, avait fait part, dans ses écrits, de son intention de bâtir une université islamique à Touba. « Ce sera une université où l'on va enseigner l'Islam, l'éducation religieuse et les recommandations du Coran et de la Sunnah », a laissé entendre Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, frère cadet du Khalife général des Mourides. Aussi, a-t-il invité les fidèles à ne pas oublier les autres projets initiés par le Khalife général des Mourides. Il s’agit, entre autres, de la construction de la mosquée « Massalikoul djinane » de Colobane et de la réhabilitation de la Grande mosquée de Touba. D’ailleurs, l’année dernière, il avait lancé un appel aux fidèles pour l’achèvement de ces lieux de culte.
Auparavant, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké est largement revenu sur l’historique du Magal et sur le personnage de l’actuel Khalife général des Mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké. 
« Vos vertus sont connues de tous. Elles se sont davantage manifestées lorsque Dieu vous a porté à la tête de notre communauté. A travers vos actes, vous êtes en train de perpétuer, de façon remarquable, l’œuvre de vos illustres prédécesseurs. La construction de la mosquée de Dakar « Massalikoul djinane » et la réhabilitation de la Grande mosquée en sont des illustrations parfaites », a-t-il témoigné. « Nous sommes rassurés », ajoute le guide religieux, avant de renouveler, au nom des disciples, sa gratitude et son allégeance au Khalife de Serigne Touba.
Aussi, le frère cadet du Khalife général des Mourides a évoqué le sens de la célébration de l’exil du Cheikh Ahmadou Bamba qui, selon lui, est un jour de victoire, de gloire et d’action en hommage au fondateur du Mouridisme.   
Source: lesoleil.sn

lundi 15 décembre 2014

Questions à Oustaz Aliou Sall sur le ‘’mérite’’ de Cheikh Ahmadou Bamba

L’islamologue Aliou Sall, présent à Touba pour les besoins du grand Magal, est revenu pour l’APS sur le mérite du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, le sens de l’évènement qui marque son départ en exil au Gabon et son rôle dans la restauration des valeurs.
Question : Au-delà de l’aspect religieux, que représente la commémoration du Magal à vos yeux ?

Aliou Sall : C’est vrai, nous sommes là comme tous les pèlerins en vue de célébrer le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba. Mais nous sommes surtout là, pour nous inspirer des bienfaits de Serigne qui est une grande référence dans la pratique musulmane. En tant que propagateur de la religion de l’Islam dans un contexte difficile marqué par des politiques de restriction à son égard.
C’est pourquoi nous sommes à Touba pour profiter de ce mérite de Cheikh Ahmadou Bamba qui a légué à la communauté musulmane, un héritage inestimable en termes de valeurs, de bonnes pratiques ; d’ouvres islamiques et de respect des préceptes de l’Islam.

Question : Le message de Bamba est-il destiné seulement aux Mourides ?

Aliou Sall : Il serait très réducteur de considérer que Serigne Touba ne s’est adressé qu’aux fidèles mourides. Son message dépasse largement une confrérie donnée. Au-delà du message, il a posé des actes forts qui sont plus profonds que le discours. Faire ce qu’il a fait dans contexte colonial difficile et vivre toutes ces contraintes en ayant comme seul compagnon Dieu.
Il a été tout le temps entre les mains du colonisateur ou en résidence surveillée, mais tout cela ne l’a pas dévié de son chemin qui est de servir Allah et de propager les préceptes édictés dans le Coran et la Sounah de son prophète Mouhammad (PSL).
Tout musulman peut bénéficier des valeureux et nobles gestes de Serigne Touba. Lui-même, il l’a dit dans l’une de ses œuvres majeures "Mazalikoul Djinane". Le Cheikh a expliqué dans ce livre qu’il ne fait pas de distinction entre mourides, tijanes, khadre et les confréries. Pour lui, tous les chemins vers Dieu.

Question : Cet esprit d’ouverture ne dénote-t-il pas la dimension de rassembleur que l’on prête à Serigne Touba ?

Aliou Sall : C’est exactement cela. Il a presque utilisé une métaphore dans l’ouvrage précité, en disant en substance que les confréries, c’est comme la gare routière. Les gens peuvent prendre des véhicules différents ou parfois empruntés des chemins différents, mais ils se retrouvent souvent à la même destination. C’est comme en ce moment à Touba. Beaucoup de personnes ont quitté le même endroit sans nécessairement prendre le même chemin et le même véhicule, mais ils sont tous à Touba.
Nous devons nous inspirer de ces exemples pour partir de l’avant. Nous devons surtout inviter les jeunes à s’inspirer du message de Bamba, pour créer une sorte de plateforme de restauration des valeurs. Serigne Touba nous a indiqué le chemin qui est celui déjà tracé par le Coran et la Sounah.
J’ai surtout magnifié les colloques qui ont été organisés et qui ont réuni toutes les familles confrériques du Sénégal. Cela participe du brassard confrérique extraordinaire et renforce l’unité de la Oumah autour de l’essentiel. Le message de Cheikh Ahmadou Bamba est plus que d’actualité et interpelle tous, surtout dans un contexte de perte de valeurs.

Source: aps.sn

Médias: Il y a eu plus d’accréditations pour le Magal que pour le Sommet de la Francophonie

Il y a eu plus d'accréditations pour le Grand Magal de Touba que lors du 15e Sommet de de la Francophonie qui s’est tenu à Diamniadio .
Pour cette 120e édition du Magal de Touba, 823 professsionels des médias ont été recensés alors que pour le sommet de la Francophonie, ils étaient 750. Et ce qui est plus important, c’est la diversité des groupes de presse qui ont couvert l’évènement. A Touba, rapporte le journal Le Quotidien, il y avait les médias nationaux mais aussi internationaux. parmi ceux-ci, on peut citer le quotidien Le Monde, TV5, Al Jazeera, Africable ou encore la RTI.
Cette forte présence médiatique confirme la dimension internationale du Magal et de l’oeuvre de Khadiou Rassoul.

dimanche 7 décembre 2014

LE SENS D’UNE COMMEMORATION : LE GRAND MAGAL DE TOUBA "18 SAFAR".

De la tentative de liquidation physique, de l’humiliation de toutes sortes, de l’exil lointain dans des pays aux environnements hostiles (climat, mouche tsé-tsé), Serigne Bamba a triomphé par la grâce de Son SSEIGNEURet du Prophète Mouhamed (PSL)

Paroles du Cheikh :

« Le motif de mon départ en exil est la volonté du Seigneur d’élever mon rang, de faire de moi l'intercesseur des miens et Le Serviteur du Prophète(PSL) à demeure ».

« Dieu seul a inspiré le dessein d’internement dans les cœurs de ceux qui furent les auteurs de mon exil lointain dans des horizons où j'ai obtenu des grâces au-dessus de la sonde de toute exploration » (CF Jazahu Chakur Les dons du Digne de Reconnaissance.)

"Je marchais en compagnie des vertueux compagnons du prophète (PSL) au moment de partir alors que les ennemis me considéraient comme leur prisonnier. " (Cf Assiou).

 « du coq au chameau, je recommande à tous ceux qui s’associe à mon bonheur d'y investir selon leurs moyens, dans l’action de grâce que je rends à DIEU. Action de grâce dont ma seule langue ne suffit plus » 

« Entre deux confrères vivant ensemble, si l’un accorde plus d’égard au Magal, il se verra sans cesse adjugé des titres de prééminence sur l 'autre »


Dans Assirou :

14-Mes demeures furent vidées et, des miens, je fus brutalement séparé en vertu du Service auquel je me voue] : le Panégyrique du Prophète dont nulle apologie n'est à même de louer avec justesse les Avantages

39-Le Prophète Muhammad, la Meilleure des créatures dans leur ensemble, mon Intercesseur qui préserve et illumine mon Intégralité.


Dans Moukhadimaat

Je me confie totalement au MAITRE du Trône, SEIGNEUR de la Générosité et du Pardon, de connivence avec l'Elu le Plus Pur (Al Muçtafâ) et DIEU perpétue ma pureté
Je me confie entièrement avec Celui qui est le Choisi le Meilleur (Al Mukhtâr) à DIEU l'UNIQUE ; que les deux Prières de CELUI Qui a effacé ma vanité grâce à Lui soient sur Lui
IL (DIEU) m'a préservé, grâce à Lui (le Prophète), de la vilenie, s'est accordé à réaliser mes voeux et m'a pourvu d'une exclusivité du culte par laquelle IL a enrayé mes erreurs
J'ai emprunté la voie du serviteur par mon panégyrique à Mouhammad ; sur Lui la Prière de DIEU, tant qu'IL préserve mon camp
J'ai pardonné à l'ensemble des ennemis pour l'Amour de Celui qui les a chassés définitivement vers tout autre que moi, et point je n'ai jugé utile de me défendre

Dans Sindidi

 [J’ai nommé] Mouhammad, la fine fleur des choisis, notre guide jusqu’au Paradis éternel, le jour du Rassemblement, ô mon Dieu !
Dans walaqad Karamna bani adam

Aux plus durs moments de mon existence mon cœur était attristé, Tu m’as assisté; efface de moi tout mauvais penchant des hommes et des djins et pour toujours.

Je me confie à Toi aujourd’hui et me propose d’être un serviteur. Aussi, je débute un travail où à Tes Côtés je remplacerai Kahab et Assane.

Par l’encre (que j’utilise dans mes écrits) j’appelle ce qui exauce les vœux à cause du travail de Celui dont la satisfaction me sert d’armes pour combattre les ennemis.

Muhamed notre éclairé, le meilleur des créatures qu’il soit honoré par Celui dont j’implore la Grâce à tout instant.

Que paix, bonheur et félicité demeurent éternellement en Mohamed, par mes écrits, je demande au Seigneur de me servir de défense contre les péchés.
Mon âme, mon corps ainsi que mes bras sont dirigés vers Toi, Toi Le Bon qui ne cesse d’être Céleste. 
Fais que mon retour au pays (natal) soit une félicité pour tous. Épargne-nous du jour
où tu réunis les gens pour les conduire en enfer.


Mawahibou

Tu as parachevé ma marche vers Toi et procuré des Faveurs excellentes, puisses-Tu demeurer en ma faveur par Ta Bienveillance Infinie comme Tu le fis pour les Pieux

Ô Peuples des terres et des mers ! Accourez sans tarder vers le Vertueux, hâtez-vous tous vers l'Océan de Générosité !
Il a drainé toutes sortes de Bienfaits vers mes lieux de résidence, Lui dont le Soutien en mon endroit s'avère manifeste à l'instar de la Splendeur

A Lui je vouerai, matins et soirs, des panégyriques, ayant accédé [grâce à LUI] au succès

Aussi vouerai-je la moitié du temps à la Prière sur le Prophète et l'autre moitié à faire son éloge tout en me consacrant à son imitation
J'ai entièrement remis mes affaires au Prophète qui pérennisa mon existence et aux Combattants de Badr en dehors de tout atermoiement

La date du 18 safar de l’hégire commémore chaque année à Touba l’anniversaire du départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba

POURQUOI L 'EXIL ?

Le grand Magal de Touba commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba. Lorsque le Prophète (psl) apparut à Serigne TOUBA lors d'une retraite spirituelle à la mosquée de Darou Khoudoss (à Touba) au mois de Ramadan 1312H /1895, il fut conclu le pacte de l’exil .

Serigne Saliou Mbacké nous dit à ce propos : « Serigne TOUBA avait dit avoir signé en ce jour un pacte avec le Seigneur pour une mission qui était le gage de toutes ses ambitions en grades et en stations spirituelles et en contre parti desquels notre Seigneur lui fit endurer une somme d'épreuves en adorations, souffrances et peines. C’est en ce jour-là qu'il quitta sa résidence du Djolof (Mbacké Baari) en direction de Saint Louis en vue du chemin de l 'exil » (cf sermon de Serigne Saliou Mbacké , appel Magal 1991 »

En 1895 alors que le Sénégal était sous l’emprise de la domination coloniale française et que le monde musulman se sentait menacé par un fléchissement de ses valeurs, Cheikh Amadou Bamba allait à l'entame d'une mission qui devrait lui valoir la glorieuse fête du Grand Magal de Touba.

Le 5 septembre : « Le conseil privé, après avoir entendu les rapports de M. Merlin et Leclerc et fait comparaître Ahmadou Bamba, a été d'avis à l’unanimité qu'il y 'avait lieu de l'interner jusqu'à ce que l’agitation causée par ses enseignements soit oubliée au Sénégal » Extrait du rapport du conseil privé 5 sept 1895 Saint Louis.